Un couple de propriétaires a acquis une maison individuelle datant de 1962 dans le quartier Nansouty, secteur résidentiel verdoyant de Bordeaux. Le bien présentait une isolation quasi inexistante : fenêtres simple vitrage d’époque, pas d’isolant aux combles, murs en parpaing brut sans revêtement thermique, et un vieux chauffage central au fuel consommant énormément. La facture énergétique annuelle dépassait les 3500 euros, ce qui a motivé les propriétaires à engager une rénovation globale à Bordeaux ambitieuse et méthodique.
Le diagnostic préalable réalisé par nos soins a mis en évidence les déperditions thermiques majeures : 40% de perte par la toiture, 25% par les parois, 20% par les fenêtres, 10% par le plancher bas et 5% par les infiltrations. Notre programme d’intervention a donc prioritairement ciblé combles, menuiseries et isolation murale. Les combles ont reçu une soufflage de laine de roche haute densité sur une épaisseur de 250mm, formant une couche homogène sans pont thermique. Les fenêtres ont été entièrement remplacées : châssis PVC blanc avec triple vitrage et gaz argon, réduisant les apports solaires parasites en été tout en maximisant les apports utiles en hiver.
Les murs ont bénéficié d’un doublage intérieur systématique : ossature bois, panneaux de laine de roche 100mm, plaque de plâtre standard en 13mm, permettant de conserver la structure externe sans modifier les façades extérieures. Le chauffage central au fuel a été décommissionné et remplacé par une pompe à chaleur air-eau dernière génération, couplée à un ballon d’eau chaude sanitaire hybride avec support électrique. Des radiateurs en fonte style rétro ont été maintenus pour des raisons esthétiques, mais alimentés par la PAC. La ventilation hygroréglable a été créée de toutes pièces : bouches de soufflage en cuisine et salle de bains, entrées d’air neuf dans les chambres, extraction mécanique asservie à l’hygrométrie.
Les travaux de plomberie, électricité et maçonnerie ont été coordonnés sur 12 semaines de chantier serré. Les revêtements intérieurs ont été rafraîchis : peinture acrylique en blanc pur sur tous les plafonds, enduit de lissage sur les murs avant peinture, sièges côté combles traités contre l’humidité. Le résultat final : une consommation énergétique réduite de 65%, une facture annuelle estimée à 1200 euros, un confort intérieur stable toute l’année avec température homogène, et une valeur de bien immobilier augmentée de 15% grâce à la classe énergétique passée de F à B.