Un couple de propriétaires habitait une maison de plain-pied construite dans les années 1975, implantée en bordure de la route de Léognan. Le bien affichait une surface habitable de 95 m² pour un terrain confortable de 600 m². Avec l’arrivée d’une troisième chambre à accueillir et l’envie de créer un espace de vie plus généreux, le projet s’est cristallisé autour d’une extension maison de 50 m² adossée au gable sud, accompagnée d’une surélévation partielle de la toiture pour récupérer des combles aménageables.
Le diagnostic initial a révélé des fondations peu profondes (semelles en béton sur 60 cm de profondeur), adaptées à une maison légère mais insuffisantes pour supporter de nouvelles charges. L’ingénieur-structure a prescrit l’approfondissement des fondations existantes et la création d’un nouveau soubassement pour l’extension, avec drainage en pied de mur et prise en compte de la nappe phréatique du secteur. La nature du sol, silto-argileux, imposait une excavation rigoureuse et un compactage dense.
Les maçons ont creusé jusqu’à 1,40 m de profondeur pour ancrer les nouvelles fondations en béton armé. Le ferraillage a utilisé des aciers HA 12 espacés tous les 20 cm en treillis, noyés dans un béton délivré par centrale routière et dosé à 400 kg/m³. Les murs de l’extension ont été élevés en parpaings standard 20 cm, recouverts d’un double isolant : 80 mm de laine de roche soufflée en injection, puis 40 mm de polystyrène expansé en doublage intérieur. Les linteaux au-dessus des ouvertures (une grande baie vitrée de 3 mètres et deux fenêtres) ont été préfabriqués en béton armé, dimensionnés pour 500 kg/m² de charge supplémentaire.
La dalle béton de la nouvelle pièce, coulée après une attente de 14 jours pour la prise complète des chaînages, a reçu un géotextile, un hérisson de 15 cm de gravats, puis le bétonnage avec chape de finition. La pente douce orientée vers le sud assure un drainage correct en cas de saturation. Pour la surélévation, la charpente traditionnelle en sapin a été retravaillée, avec pose de pannes porteuses à 2,50 m du sol et création de fermes treillis pour les combles.
Le chantier s’est déroulé sur 14 semaines, du terrassement à la mise en peinture finale. Les finitions intérieures ont bénéficié d’un revêtement mural en plaque de plâtre standard sur ossature métallique, d’un carrelage 45×45 cm en grès cérame à l’aspect bois dans l’extension, et d’une menuiserie bois massif peinte en blanc cassé pour les menuiseries intérieures. Les propriétaires ont obtenu un gain de surface habitable de 65 m² (extension + combles), sans modification de l’empreinte au sol.